Chaque voyage laisse une empreinte unique dans notre mémoire, faite de sensations, d’émotions et de découvertes. Pourtant, ces souvenirs précieux s’estompent progressivement avec le temps, les détails s’effacent et l’intensité des moments vécus diminue. Face à cette réalité inévitable, la capacité à capturer et à préserver ces instants devient essentielle pour tous les passionnés de voyage. Aujourd’hui, les possibilités pour immortaliser vos aventures vont bien au-delà de la simple photographie : entre techniques créatives traditionnelles et outils numériques sophistiqués, l’arsenal à votre disposition est impressionnant. Que vous soyez amateur d’aquarelle, photographe méticuleux, vidéaste en herbe ou simplement un voyageur nostalgique, des solutions adaptées à votre sensibilité artistique existent pour transformer vos escapades en souvenirs tangibles et durables.
Le carnet de voyage illustré : techniques d’aquarelle et de croquis sur le vif
Le carnet de voyage illustré représente l’une des formes les plus authentiques et personnelles pour conserver la trace de vos périples. Cette pratique ancestrale, remise au goût du jour par le mouvement de l’urban sketching, permet de capturer non seulement l’apparence visuelle d’un lieu, mais également votre ressenti personnel face à celui-ci. Contrairement à la photographie qui fige l’instant en une fraction de seconde, le dessin vous oblige à observer attentivement votre environnement pendant plusieurs minutes, créant ainsi une connexion profonde avec le sujet représenté.
L’aquarelle de voyage connaît un regain d’intérêt spectaculaire ces dernières années. Les statistiques montrent une augmentation de 47% des ventes de matériel d’aquarelle portable entre 2019 et 2023. Cette technique offre la possibilité de capturer rapidement les atmosphères, les jeux de lumière et les ambiances chromatiques qui caractérisent chaque destination. La spontanéité du medium aquarelle, avec ses coulures imprévisibles et ses dégradés subtils, traduit parfaitement l’essence éphémère du voyage.
Le matériel nomade pour l’urban sketching : carnets moleskine, hahnemühle et palettes de voyage
Le choix du matériel constitue la première étape pour vous lancer dans l’illustration de voyage. Les carnets Moleskine se distinguent par leur format compact et leur couverture rigide protectrice, idéals pour les conditions de voyage. Leur grammage de 165 g/m² convient parfaitement aux techniques sèches et aux aquarelles légères. Pour les aquarellistes plus exigeants, les carnets Hahnemühle offrent un papier 100% coton de 200 à 300 g/m² qui absorbe généreusement l’eau sans gondoler, permettant des techniques plus audacieuses.
Les palettes de voyage compactes constituent l’élément central de votre équipement. Les modèles à godets comme la palette Winsor & Newton Cotman ou la Van Gogh Pocket Box combinent généralement 12 à 24 teintes dans un format de poche. L’astuce consiste à sélectionner une gamme chromatique restreinte mais polyvalente : trois primaires (cyan, magenta, jaune), une terre de sienne, un ocre et un gris de Payne suffisent pour reconstituer la quasi-totalité du spectre colorimétrique. Cette approche minimaliste vous force à comprendre la théorie des couleurs et développe votre sens de l’observation.
La technique du watercolor sketching en conditions climatiques variables
Peindre à l’aquarelle en extérieur implique
de vous adapter en permanence aux conditions climatiques. Sous un soleil brûlant, l’eau s’évapore plus vite, ce qui nécessite de travailler en couches rapides et d’humidifier légèrement le papier avant de poser vos lavis. À l’inverse, dans un climat humide ou froid, les temps de séchage s’allongent : privilégiez alors des touches plus sèches et évitez de surcharger la feuille, au risque de créer des auréoles incontrôlées.
Un petit pulvérisateur d’eau et un chiffon en microfibre deviennent vite indispensables pour gérer ces variations. En cas de vent fort, il est conseillé de travailler assis, carnet bien calé sur les genoux, et de fixer quelques pages avec une pince-bulldog. Enfin, n’oubliez pas que le watercolor sketching en voyage vise davantage à saisir une ambiance qu’à produire une œuvre parfaite : acceptez les coulures, les défauts et les accidents, ils font partie intégrante du souvenir.
Le lettering créatif et la calligraphie pour enrichir vos carnets de voyage
Associer croquis et lettering créatif dans un carnet de voyage permet de transformer de simples notes en véritable objet graphique. Titres, citations, noms de lieux ou de quartiers peuvent être mis en valeur grâce à quelques techniques de base en calligraphie moderne. Vous pouvez par exemple utiliser un feutre pinceau type Tombow ou Fudenosuke pour tracer des lettres épaisses en descente et fines en remontée, créant ainsi un contraste dynamique très lisible.
Pour structurer vos pages, l’idéal est de réserver des zones dédiées aux textes dès la phase de croquis, comme un journaliste qui laisserait de l’espace pour ses légendes. En voyage, inutile de transporter tout un arsenal d’outils : deux ou trois feutres de tailles différentes et un stylo à encre permanente suffisent largement. Vous verrez qu’une simple date écrite avec soin, ou le nom d’une ville dans une typographie inspirée de son alphabet local, peut ancrer instantanément le souvenir dans votre mémoire.
L’application procreate pour digitaliser vos illustrations de terrain
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, l’application Procreate sur iPad offre un pont idéal entre carnet de voyage traditionnel et illustration numérique. La démarche la plus simple consiste à scanner ou photographier vos croquis réalisés sur le vif, puis à les importer dans Procreate pour les coloriser, les nettoyer ou les enrichir de textures supplémentaires. Vous pouvez ainsi corriger quelques défauts de perspective, ajuster les couleurs ou ajouter un ciel que vous n’avez pas eu le temps de peindre sur place.
De plus en plus de voyageurs choisissent également de dessiner directement sur tablette, avec un stylet type Apple Pencil, pour alléger leur sac. Procreate permet alors de travailler en couches, comme un photographe travaillerait par calques dans Photoshop, tout en conservant un rendu très organique grâce aux brosses imitant l’aquarelle ou l’encre. L’avantage majeur : vos carnets numériques sont prêts à être partagés sur un blog, un compte Instagram ou intégrés dans un livre photo de voyage sans étape intermédiaire de numérisation.
La photographie de voyage storytelling : du shooting à la post-production
Si le carnet illustré privilégie la lenteur, la photographie de voyage permet de multiplier les points de vue et de capturer des instants fugaces. Mais pour véritablement immortaliser vos voyages, il ne s’agit pas seulement d’accumuler des milliers de clichés. L’enjeu est de construire un storytelling visuel, un fil narratif cohérent qui raconte une histoire : celle de votre itinéraire, de vos rencontres, des ambiances traversées. De la prise de vue au traitement en post-production, chaque étape compte.
Les réglages d’exposition en mode manuel pour capturer l’heure dorée et l’heure bleue
Les photographes de voyage le savent : l’heure dorée (juste après le lever et avant le coucher du soleil) et l’heure bleue (instants crépusculaires) offrent des lumières incomparables pour sublimer vos destinations. Pour en tirer le meilleur parti, le mode manuel de votre boîtier devient un allié précieux. Pensez votre exposition comme un triangle : ouverture, vitesse et sensibilité ISO doivent s’équilibrer, comme trois pieds d’un trépied.
Au lever du soleil, une ouverture relativement grande (f/2.8 à f/4) combinée à une vitesse autour de 1/125s et des ISO modérés (400-800) vous permettra de saisir les premières lueurs sans flou de bougé. À l’heure bleue, lorsque les lumières artificielles s’allument, vous pouvez fermer un peu le diaphragme (f/5.6 à f/8) pour gagner en netteté et utiliser un trépied ou un support improvisé pour compenser des vitesses plus lentes. N’hésitez pas à sous-exposer légèrement (-0,3 à -1 IL) pour préserver les hautes lumières et retrouver ensuite les détails dans les ombres en post-production.
La composition photographique selon la règle des tiers et le nombre d’or
Une bonne exposition ne suffit pas à faire une photo de voyage mémorable : la composition joue un rôle déterminant. La célèbre règle des tiers consiste à diviser l’image en neuf rectangles égaux grâce à deux lignes horizontales et deux verticales, puis à placer les éléments forts de la scène sur ces lignes ou à leurs intersections. Pourquoi ? Parce que l’œil humain lit naturellement l’image en suivant ces repères, comme il lirait une page de livre.
Pour aller plus loin, vous pouvez vous inspirer du nombre d’or, proportion harmonieuse que l’on retrouve dans l’architecture, la nature ou la peinture classique. La spirale de Fibonacci, par exemple, peut guider la disposition des éléments principaux, en plaçant votre sujet au cœur de la spirale et en laissant les lignes naturelles (une route, une rivière, une rangée de maisons) mener le regard vers lui. En voyage, pensez votre cadre comme une scène de théâtre : qui est votre personnage principal, quels sont les éléments secondaires, où entre et où sort le regard du spectateur ?
Le workflow lightroom et photoshop pour le traitement batch de vos clichés
De retour de voyage, vous vous retrouvez peut-être avec plusieurs milliers de photos à trier. Sans un workflow structuré, cette étape peut vite devenir décourageante. L’association Lightroom + Photoshop s’impose aujourd’hui comme une solution de référence pour la majorité des photographes de voyage. Lightroom sert de base de catalogage et de traitement global, tandis que Photoshop intervient pour les retouches plus poussées.
La première étape consiste à importer vos clichés dans Lightroom en les classant par voyage, puis par date ou lieu. Attribuez des mots-clés, des notes ou des indicateurs de couleur pour filtrer rapidement vos images fortes. Vous pouvez ensuite créer un preset de développement (contraste, balance des blancs, saturation, correction de l’objectif) adapté à l’ambiance de votre destination, et l’appliquer en batch à une série de fichiers RAW. Les images nécessitant un travail plus fin (suppression d’éléments, fusion panoramique, retouche locale complexe) seront envoyées dans Photoshop avant de revenir automatiquement dans votre catalogue Lightroom.
La création de livres photo premium avec blurb, saal digital et cewe
Une fois vos photos triées et traitées, les laisser dormir sur un disque dur serait dommage. Les livres photo premium proposés par des services comme Blurb, Saal Digital ou Cewe offrent une solution élégante pour donner une forme tangible à vos voyages. Ces plateformes permettent d’imprimer vos images sur des papiers de haute qualité, avec des couvertures rigides, parfois même une ouverture à plat idéale pour les panoramas.
La clé d’un livre photo réussi réside dans l’editing : sélectionnez un nombre raisonnable d’images fortes plutôt que de vouloir tout montrer. Pensez votre album comme un film : une introduction, un développement, des respirations visuelles, puis un final marquant. La plupart de ces services proposent des logiciels de mise en page intuitifs, où vous pouvez combiner photos pleine page, mosaïques, cartes de vos itinéraires et légendes brèves. À la manière d’un carnet de voyage moderne, votre livre deviendra un objet que l’on prend plaisir à feuilleter en famille, des années après le retour.
Le vlogging de voyage : équipement vidéo et montage immersif
Avec l’essor de YouTube, TikTok et Instagram Reels, le vlogging de voyage s’est imposé comme un moyen puissant de raconter ses aventures. Contrairement à la photographie, la vidéo permet de restituer la dynamique d’un lieu : les sons, les mouvements, les interactions. Mais pour que vos vlogs ne ressemblent pas à une simple succession de clips, un minimum de réflexion sur l’équipement, la prise de vue et le montage s’impose.
Les caméras hybrides sony A7 et DJI osmo pour le contenu nomade stabilisé
Pour filmer en voyage, vous avez aujourd’hui le choix entre plusieurs types d’équipements légers et performants. Les hybrides plein format Sony A7 (A7 III, A7 IV…) séduisent par leur excellente qualité d’image, leur performance en basse lumière et leur polyvalence photo/vidéo. Couplés à une optique polyvalente (24-70 mm, par exemple), ils couvrent la plupart des situations, du paysage à la scène de rue.
Pour les contenus plus spontanés ou les plans d’action, des caméras compactes stabilisées comme la DJI Osmo Pocket constituent une alternative idéale. Leur gimbal intégré assure une fluidité de mouvement sans avoir à transporter un stabilisateur volumineux. En pratique, de nombreux créateurs combinent les deux : un hybride pour les plans travaillés, une Osmo ou une action-cam pour les séquences en mouvement. N’oubliez pas les accessoires essentiels : batteries supplémentaires, cartes SD rapides, micro externe et petit trépied de voyage.
Le montage cinématique avec DaVinci resolve et adobe premiere pro
Une fois vos rushs enregistrés, le véritable travail de storytelling commence au montage. Des logiciels professionnels comme DaVinci Resolve (dont la version gratuite est déjà très complète) ou Adobe Premiere Pro offrent tous les outils nécessaires pour construire un vlog immersif. Imaginez votre montage comme une rédaction : il vous faut une introduction accrocheuse, un développement rythmé, un climax et une conclusion.
Commencez par trier vos plans et marquer les meilleurs moments avec des marqueurs ou des codes couleur. Placez ensuite un cut principal sur la timeline, sans musique ni effets, simplement pour vérifier la fluidité de votre récit. Ce n’est qu’ensuite que vous ajouterez transitions, textes, cartes animées et musiques libres de droits. Gardez en tête l’attention de votre audience : sur YouTube, les analyses montrent que les premières 15 à 30 secondes sont décisives. Posez-vous la question : « Pourquoi quelqu’un que je ne connais pas regarderait-il cette vidéo jusqu’au bout ? »
L’étalonnage colorimétrique et les LUTs pour recréer l’ambiance authentique des destinations
L’étalonnage colorimétrique est à la vidéo ce que la retouche est à la photo : une étape clé pour recréer l’ambiance réelle de vos destinations. Les LUTs (Look-Up Tables) fonctionnent comme des filtres sophistiqués, pré-définissant une esthétique colorimétrique (tons chauds pour un coucher de soleil à Bali, palette désaturée pour un road trip en Islande, etc.). Mais attention : un LUT ne doit pas masquer vos erreurs de tournage, il vient sublimer une base déjà correctement exposée.
Dans DaVinci Resolve, le flux de travail classique consiste à corriger d’abord techniquement l’image (balance des blancs, exposition, contraste), puis à appliquer un LUT de type « film » ou « travel » à faible intensité (30 à 50%), avant de peaufiner avec quelques corrections locales. L’objectif n’est pas de transformer toutes vos destinations en carte postale uniforme, mais au contraire de respecter la singularité de chaque lumière. Pourquoi ne pas créer votre propre LUT signature, que vous appliquerez comme fil rouge à l’ensemble de vos vlogs de voyage ?
La narration audiovisuelle : techniques de voice-over et sound design en voyage
Une vidéo de voyage sans travail sur le son, c’est un peu comme un carnet de voyage sans mots. La narration en voice-over permet de guider le spectateur, de partager vos émotions, vos réflexions, sans encombrer la prise de vue elle-même. Vous pouvez enregistrer ces voix off au calme, après coup, avec un micro USB ou un enregistreur portable, en lisant un script inspiré de votre journal de bord.
Le sound design joue lui aussi un rôle crucial dans l’immersion. Prenez l’habitude de capter quelques ambiances sonores brutes en voyage : bruits de marché, chants d’oiseaux, rumeur de la ville, vagues, annonces de gare… Ces fragments, intégrés subtilement sous la musique, ancrent votre vidéo dans le réel. Pensez le son comme une seconde couche narrative, parallèle à l’image, capable de faire ressurgir les sensations du voyage longtemps après le retour.
Le scrapbooking mémoriel : archivage créatif des souvenirs tangibles
À l’ère du tout-numérique, le scrapbooking de voyage offre une alternative chaleureuse et tactile pour immortaliser ses escapades. Il ne s’agit plus seulement de coller des photos, mais de composer de véritables pages de mémoire où se mêlent images, textes, tickets, cartes et petits objets. Ce travail manuel, presque méditatif, prolonge le voyage autant qu’il le raconte.
Les techniques de mixed media : collage de tickets, cartes postales et éphémères de voyage
Le mixed media consiste à combiner plusieurs matériaux et techniques sur une même page : papier, tissu, peinture, tampons, washi tape, etc. En voyage, chaque billet de transport, ticket de musée, carte de restaurant peut devenir un élément graphique à part entière. Plutôt que de les laisser traîner au fond d’une poche, conservez-les dans une pochette dédiée pour les intégrer plus tard à votre album.
En pratique, une double-page peut par exemple associer une grande photo d’un monument, quelques vignettes de détails, une carte postale découpée, et un ticket de métro collé en bandeau. Une touche d’aquarelle ou quelques coups de tampon viennent lier l’ensemble. Vous créez ainsi un « patchwork » visuel qui, à la manière d’un parfum, suffit parfois à faire remonter tout un pan de souvenirs.
Les albums project life et la méthode pocket scrapbooking pour documenter chronologiquement
Pour ceux qui recherchent une méthode structurée, les albums Project Life et le pocket scrapbooking offrent un cadre très pratique. Le principe : des classeurs à grandes anneaux, garnis de pochettes plastifiées compartimentées au format cartes (généralement 10 x 15 cm ou 7,5 x 10 cm). Vous glissez dans ces pochettes vos photos imprimées, des cartes imprimables décoratives, mais aussi vos tickets et souvenirs plats.
L’un des grands atouts de cette méthode est sa dimension chronologique. Vous pouvez décider de consacrer une page par jour de voyage, ou une double-page par grande étape. Sans avoir besoin de coller ou de découper à l’infini, vous obtenez rapidement un album cohérent et évolutif, facile à compléter au fil des années. Cette approche convient particulièrement aux familles qui souhaitent impliquer les enfants dans la création de l’album de vacances.
La conservation archivistique : papiers acid-free et protection UV des photographies
Créer un beau scrapbook de voyage, c’est bien ; le préserver dans le temps, c’est encore mieux. Les papiers classiques contiennent souvent des acides qui jaunissent et fragilisent les documents au fil des ans. Pour vos souvenirs les plus précieux, privilégiez donc des albums et papiers dits acid-free ou « sans acidité », spécialement conçus pour l’archivage.
De même, si vous exposez des tirages photo de vos voyages au mur, pensez à utiliser des cadres avec verre traité anti-UV ou à imprimer sur des supports prévus pour résister à la lumière (tirages pigmentaires, papiers beaux-arts). Comme pour les œuvres d’art, l’idée est de limiter l’exposition directe au soleil et aux environnements humides. Vous assurez ainsi à vos souvenirs une durée de vie bien supérieure à celle de la plupart des supports numériques actuels.
Les récits de voyage numériques : plateformes de publication et storytelling interactif
Les outils numériques offrent aujourd’hui des possibilités extraordinaires pour transformer vos voyages en récits interactifs. Au-delà du simple album Facebook, vous pouvez créer de véritables expériences de lecture mêlant texte, photos, cartes, audio et vidéo. Que vous souhaitiez partager avec un cercle restreint ou construire une audience plus large, les solutions sont nombreuses.
La création de blogs voyage WordPress avec hébergement SiteGround et thèmes divi
Le blog de voyage reste l’un des supports les plus flexibles pour raconter vos aventures. La combinaison WordPress + un hébergeur performant comme SiteGround + un thème visuel complet tel que Divi est devenue un standard chez de nombreux créateurs. WordPress vous permet de publier des articles, de les classer par catégories (pays, continents, types de voyage) et d’y intégrer facilement médias et cartes.
Avec un constructeur visuel comme Divi, vous pouvez concevoir des mises en page sur-mesure : bandeaux pleine largeur, galeries d’images, blocs de texte alternés, boutons d’appel à l’action… L’idée n’est pas de rivaliser avec les grands médias, mais de créer un espace à votre image, où vos récits de voyage pourront être consultés à tout moment, même des années après. Contrairement aux réseaux sociaux, vous restez pleinement propriétaire de vos contenus.
Les cartes interactives google my maps et mapbox pour géolocaliser vos itinéraires
Pour aider vos lecteurs (ou vous-même plus tard) à visualiser concrètement vos périples, rien de tel que des cartes interactives. Des outils comme Google My Maps ou Mapbox permettent de créer en quelques minutes une carte personnalisée où vous pouvez ajouter des points d’intérêt, tracer vos itinéraires, intégrer des photos et des descriptions.
Imaginez une carte de votre road trip en Amérique du Nord, avec chaque étape matérialisée par une icône : en cliquant dessus, on découvre vos meilleurs spots, vos adresses coup de cœur, voire une courte vidéo tournée sur place. Insérée dans un blog ou partagée par simple lien, cette carte devient un véritable guide personnalisable. C’est aussi un excellent moyen de garder une trace précise de vos trajets, que vous pourrez réutiliser pour un futur livre, un podcast ou une série de vidéos.
Le podcasting de voyage : enregistrement zoom H5 et diffusion sur spotify et apple podcasts
Et si vous racontiez vos voyages uniquement par la voix ? Le podcasting de voyage connaît une croissance impressionnante, porté par des plateformes comme Spotify ou Apple Podcasts. Un enregistreur audio portable type Zoom H5, ou même un bon micro branché sur votre smartphone, suffit pour capter interviews, ambiances et réflexions à chaud pendant vos déplacements.
Le podcast permet un rapport très intime avec l’auditeur : votre voix, ses écouteurs, et l’imaginaire qui fait le reste. Vous pouvez proposer des carnets sonores quotidiens, des épisodes thématiques (gastronomie, rencontres, défis du voyage en famille, etc.) ou des formats plus documentaires. Hébergés sur une plateforme de podcast, vos épisodes restent disponibles sur la durée et constituent une autre manière, complémentaire aux images, d’immortaliser vos voyages.
L’archivage cloud sécurisé et la sauvegarde redondante de vos médias de voyage
À mesure que vous accumulez photos, vidéos, enregistrements, carnets scannés et projets de livres, une question cruciale se pose : comment protéger durablement ces trésors numériques ? Les souvenirs de voyage sont irremplaçables, et un disque dur qui lâche ou un ordinateur volé peuvent réduire des années d’aventures à néant. Mettre en place une stratégie d’archivage cloud sécurisé et de sauvegarde redondante n’est plus un luxe, mais une nécessité.
Le stockage NAS synology et les solutions RAID pour la pérennité de vos fichiers RAW
Pour les voyageurs qui produisent beaucoup d’images, notamment en RAW, un NAS (Network Attached Storage) comme ceux de la marque Synology représente une base solide. Concrètement, il s’agit d’un petit serveur domestique relié à votre réseau, dans lequel vous insérez plusieurs disques durs. Configuré en RAID, il offre une redondance : si l’un des disques tombe en panne, vos données restent accessibles via les autres.
Un NAS Synology peut également se synchroniser avec des services cloud externes, créer des sauvegardes automatiques de vos ordinateurs portables de voyage, ou servir de hub pour accéder à vos archives photo depuis n’importe où dans le monde. Pensez-le comme la bibliothèque centrale de vos souvenirs numériques, organisée, sécurisée et évolutive, là où un simple disque externe reste vulnérable.
La synchronisation cloud avec google photos, amazon photos et dropbox professional
En complément d’un stockage local, les services de cloud comme Google Photos, Amazon Photos ou Dropbox Professional assurent une sécurité supplémentaire. Ils fonctionnent un peu comme des coffres-forts virtuels, accessibles dès que vous disposez d’une connexion internet. L’un des grands avantages pour les voyageurs : la sauvegarde automatique depuis votre smartphone ou votre ordinateur portable, sans action manuelle.
Vous pouvez par exemple paramétrer Google Photos pour envoyer en temps réel toutes vos nouvelles images en haute définition, tandis que Dropbox synchronisera vos projets en cours (montages vidéo, maquettes de livres photo, podcasts). Cette duplication des données sur plusieurs sites physiques (vos disques + les serveurs cloud) réduit drastiquement le risque de perte définitive. Comme pour tout, il s’agit de trouver le bon équilibre entre coût, capacité de stockage et simplicité d’usage.
Le catalogage métadonnées avec adobe bridge et la gestion IPTC de vos collections photographiques
Enfin, archiver ses voyages ne se résume pas à stocker des fichiers : encore faut-il pouvoir les retrouver. C’est là qu’intervient le catalogage par métadonnées. Des outils comme Adobe Bridge permettent d’ajouter ou de modifier en masse les informations IPTC de vos photos : lieu, date, mots-clés, légendes, nom des personnes, etc. Ces données deviennent ensuite interrogeables, quel que soit le logiciel que vous utiliserez à l’avenir.
Imaginez pouvoir, en quelques clics, retrouver toutes vos photos prises à Kyoto en automne, ou toutes les images comportant le mot-clé « marché » dans vos différents voyages. Les métadonnées sont à vos archives ce que le sommaire et l’index sont à un livre : sans elles, vous risquez de vous perdre dans votre propre bibliothèque d’images. En prenant l’habitude de les renseigner au fil de l’eau, vous facilitez non seulement vos futurs projets créatifs, mais vous offrez aussi à vos souvenirs une chance supplémentaire de continuer à vivre, d’année en année.